Le dialogue national inclusif, tel que proposé par la Coalition 64 (C64), qui exige la participation de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, constitue une insulte au peuple congolais. L’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC, acquises le 30 juin 1960, ne feront jamais l’objet d’une négociation ou d’un marchandage politique par des transfuges de Paul Kagame au Congo.
L’ADENAC met en garde Martin Fayulu Madidi, l’un des leaders de la C64, pour ses prises de position irresponsables, indigestes, controversées, antipatriotiques et insurrectionnelles, tant dans les médias nationaux qu’internationaux. Cela constitue une campagne de manipulation et d’intoxication de l’opinion publique contre le régime constitutionnel issu des élections du 20 décembre 2023.
La position de l’ADENAC sur le dialogue national inclusif reste sans ambiguïté : le dialogue sous l’impulsion du Chef de l’État, nous disons oui, affirmatif. Mais le dialogue de blanchiment, d’amnistie et de déculpabilisation politique des sanguinaires et des criminels de guerre pro-rwandais qui ont endeuillé nos populations, tel que prôné par la C64, nous disons absolument non. Pas de chèque en blanc aux génocidaires.
Martin Fayulu doit se comporter en homme d’État. On ne compare pas les incomparables : le contexte international qui a prévalu lors de la Conférence nationale souveraine (CNS) n’est plus le même qu’aujourd’hui. Notre patrie est en danger et fait face à une agression ouverte du Rwanda, condamnée par le droit international et le Conseil de sécurité de l’ONU.
Pour l’ADENAC, le recours aux armes ne devrait pas s’ériger en tremplin pour organiser des pseudo-dialogues visant à se partager le pouvoir.
L’ADENAC salue très patriotiquement l’ultime initiative politique du Président de la République pour le dialogue national inclusif. La C64 n’a nullement le droit de forcer la main à un président en exercice, élu massivement par les Congolaises et Congolais lors des élections du 20 décembre 2023, ainsi qu’aux institutions qui en découlent.
Les ultimatums et les pressions politiques de la C64 s’inscrivent dans une logique d’enchères menées par des intégristes et des kamikazes politiques de cette coalition, dans le but de déstabiliser le pouvoir en place et de revenir à la gestion des affaires publiques par le soulèvement populaire. C’est un coup d’épée dans l’eau.
L’ADENAC rappelle sans détour que la seule voie légitime pour accéder au pouvoir reste les élections, et non des dialogues de façade contraires à l’intérêt supérieur de la nation.
Le Président national de l’ADENAC,
Député national honoraire,
Maître Adrien PHOBA.